Cendres et sang
De Fanny Ardant
Infos
En sélection officielle au 62ème Festival de Cannes-Hors Compétition
Produit par
Alfama Films
DD Prod
Hirsch
Arte
Libra Film
Distributeur France
Alfama Films
Ventes Internationales
Alfama Films
Presse
LE PUBLIC SYSTEME CINEMA
Bruno BARDE / Céline PETIT
40, rue Anatole France 92594 Levallois-Perret cedex
Tel: 01 41 34 23 50/22 01 - Fax: 01 41 34 20 77
cpetit@lepublicsystemecinema.fr
www.lepublicsystemecinema.fr
Synopsis
Exilée de son pays, depuis l'assassinat de son mari dix ans plus tôt, Judith vit à Marseille avec ses trois enfants.
Après avoir refusé pendant des années de revoir sa famille, Judith, malgré ses craintes et ses secrets, se laisse fléchir par le désir de ses enfants et accepte l’invitation au mariage de leur cousine.Ils partent passer un été au pays, à la découverte de leurs racines et de leur histoire. Mais le retour de Judith ravive les vieilles haines entre clans rivaux. Inexorablement, l'engrenage de la violence se met en marche, le sang appelant le sang...
Equipe
Casting
Judith………Ronit ELKABETZ (Les 7 jours, La Visite de la Fanfare, Mon Trésor)
Ismael……..Marc RUCHMANN (Opération Turquoise, Ali Baba, 5X2)
Pashko….…Abraham BELAGA (Babylon A.D., Comme tout le monde)
Mira………..Claire BOUANICH (Big City, Le Prestige de la Mort, Le Papillon)
Equipe technique :
Directeur de Production
Nicolas Picard
Directeur de la Photographie
Gérard De Battista
Ingénieur du Son
Pierre Tucat
Mixage
Mélissa Petitjean
Musique Originale
David Moreau
Montage Image
Célia Lafitedupont
Montage Son
Nicolas Bouvet-Levrard
Montage Paroles
Sébastien Pierre
Critiques
Libération- 9 septembre 2009 par Philippe Azoury
«Cendres» de gravité
Première fois . L’actrice signe une étonnante épopée balkanique gorgée de haines et de secrets.
Chaque semaine apporte son lot de premiers films et, de temps en temps, parmi eux, un film d’acteur ou d’actrice. Quasiment un sous-genre en soi tellement ils se ressemblent dans leurs préoccupations et sont, hélas, si souvent conformes aux craintes que l’on nourrie d’office face à ce qui, la plupart du temps, confine au caprice, à un grand moment d’ego lâché dans la nature. Tous les deux ou trois ans, une exception pour ne pas dire un miracle (la dernière fois doit remonter à Mathieu Amalric). Cette semaine sort le premier film de Fanny Ardant, et dire qu’on s’y attendait serait faux.
On peut admirer l’actrice, toujours classe, nul ne savait qu’elle couvait un film et encore moins celui-là. Peut-être même qu’aucun premier film, en France, en 2009, ne ressemble à Cendres et sang. Ni dans la forme ni dans les intentions. Disons, pour aller vite, que Cendres et sang aurait pu être un grand roman, une épopée, une saga, un feuilleton au sens noble du terme… Un feuilleton magnifique de naïveté puisque Fanny Ardant croit encore en l’existence d’un cinéma populaire qui ferait ce que la télévision ne fait pas (en France, du moins) : donner du romanesque jusqu’à en perdre la tête.
Cendres et sang a été tourné en Transylvanie mais est situé dans un pays sans nom, qui évoque fortement les Balkans (l’Albanie, surtout), ce qui le rapproche cinématographiquement d’un seul cinéaste, déjà bien isolé : Tony Gatlif. Qui, comme par hasard, a failli un temps produire ce film (c’est Paulo Branco au final qui a porté le projet). Comme chez Gatlif, tout ici n’est que passion et emportement. Avec les qualités et les défauts, les fulgurances et les maladresses propres aux tempéraments excessifs : quand ça passe (la scène des tapis, du repas de noces et celle du repas de deuils, les plans en bord de rivière, tout le début à Marseille…), c’est très beau. Quand la virulence des sentiments a du mal à s’équilibrer, quand la combinaison entre les éléments résiste, le récit baisse tout à coup de plusieurs régimes. Peu importe car il y a là des choses qu’on ne dit plus, des histoires de clans, de sang, de vengeance, qui résonne avec l’histoire, avec les racines du mythe. Mais encore, il y a la grande Ronit Elkabetz, en double crédible de la cinéaste et une révélation roumaine, à la beauté écorchée et fière, Madalina Constantin.
Fanny Ardant voulait nous raconter une histoire gorgée de haines et de secrets. Quand on connaît sa voix unique, il fallait s’attendre à ce qu’elle nous soit racontée comme personne.
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